Désert

Publié le par Perséphone

Désert

Hey !

Cela fait presque un mois que je n'ai rien publié ( comme je l'avais prévu ...). Et mon blog " lajeunecrivaine " ne porte plus très bien son nom mais bon étant donné qu'il est très compliqué de le changer il restera ainsi ! Me revoilà donc en ce mois de juillet avec mon sujet d'imagination du brevet qui constitait à écrire une suite au texte " Terre des Hommes " de Saint-Exupéry : l'auteur se trouve seul dans le désert en compagnie de son avion et repense aux souvenirs de son enfance lui donnant du courage.

Voilà donc la suite que j'ai imaginé :

" Je sentis le sol sablonneux sous mon corps encore bercé par l'immensité du ciel. J'entendis une fois de plus le chant guttural des grenouille, il fallait agir et ne plus rester prisonnier de cette immensité.

Assis sur le sol meuble je bus encore un peu de thé resté dans l'avion puis mangeai pensivement quelques fruits secs. Couché sous le ventre de l'engin, c'est là que je l'aperçus. Une silhouette fine et élancée, drapée de foulards ocres avançait en ma direction, un chameau à ses côtés.

C'était un touareg aux yeux profonds, à la peau brûlée, l'air méditatif. Arrivé à mes côtés, il me dévisagea longuement puis il désigna mon avion, bête méconnue parmi les dunes. Je lui expliquai comme je le pu que j'avais été contraint d’atterrir en raison d'une faiblesse de l'avion. Mes mimes et autres onomatopées le firent rire. Il me proposa du lait de chamelle et m'offrit un foulard afin de protéger mon crâne de la chaleur torride. Selon lui ce lait me procurerait la force et la vigueur nécessaires à ma tâche. Il partit tel un mirage, oublié dans l'immensité, à dos de son fidèle compagnon.

J'avais encore le goût sucré-amer du lait en bouche, cette rencontre hors du temps m'avait procuré un courage supplémentaire. Le touareg, la vieille maison, le chameau et les grenouilles... Tous étaient là en mon esprit, m'accompagnant dans chacun de mes gestes, me faisant supporter la sécheresse ardente et la solitude...

Une nuit passa, le touareg revint, il me demanda des nouvelles de ma bête. Elle allait mieux, j'en souriais. En effet ayant passé la journée à vérifier, chauffer, viser – entrecoupant mon travail de moments de lectures – l'avion fut presque rétabli de ses maux.

Le lendemain, au crépuscule, mon travail était achevé. Je ne pu d'ailleurs y croire tant je fis preuve d'efficacité sans autres motivations que mon esprit...

Ce fut mon ultime nuit dans le désert, une mélancolie inattendue me prit, m'enserra en voyant les étoiles souveraines de la nuit. Je compris alors le pouvoir de la pensée, paradoxale.

A bord du véhicule, je laissai derrière moi une expérience unique et m'envolai au loin.  "

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Mimie 03/07/2015 18:58

Salut ! ♪
Pour le coup, avec cet écrit, tu peux porter le nom de jeune écrivaine :-) c'est vraiment très beau, très bien raconté, plein de poésie. Ah ! J'ai vu une petite faute ! :-p À là ligne 2, c'est "rester" à l'infinitif.
Je n'avais pas eu cet épreuve là moi, l'année dernière... On devait choisir un thème et 5 œuvres différentes en rapport avec celui-ci, et en présenter une choisie par le jury avec un diaporama. J'aurai préféré passer ton examen ! ^^ C'est plus littéraire, mais plus libre aussi.
À la prochaine, continue comme ça, bises ! ☺

Perséphone 04/07/2015 12:42

Hey Mimie !
Déjà merci beaucoup ;) Et oui je vais corriger de ce pas la faute !
Il s'agit en fait du sujet d'imagination proposé au brevet de français et pas de l'épreuve d'histoire des arts qui consistait ( à peu près comme la tienne ) à choisir 5 œuvres puis à en présenter une à un jury de deux profs.
J'ai visité avec plaisir le blog de ta sœur, c'est d'ailleurs super sympa !
Peut-être te croiserai-je au festival d'Avignon cet été ( mais bon sans le savoir ).
Bisous ♥