✍La Thénadier et Jean Valjean

Publié le par Perséphone

Voilà une petite rédaction que je tenais à poster !

Le sujet de celle-ci est le suivant :

Rédigez un récit au passé ( passé simple et imparfait ) sur la rencontre de la Thénardier et de Jean Valjean. Ici il doit demander la raison qui pousse la Thénardier à maltraiter Cosette. La rédaction doit faire une page au minimum. Vous avez deux heures pour écrire le brouillon ainsi que la copie achevée et n'avez pas l'autorisation de compléter ce brouillon chez vous. Enfin il faut adopter un point de vue omniscient pour ce travail.

Jean Valjean poussa la lourde porte de l'auberge, une odeur flottait, peu attrayante à vrai dire, un mélange de vieille cendre et d'eau-de-vie. Pourtant, quelques bonshommes bedonnants mangeaient goûlument des morceaux de viande épais et gras sur des assiettes mal lavées. La Thénardier rangeait une bouteille d'absinthe, puis en voyant l'homme sur le seuil, elle commença à nettoyer une table avec une attention précautionneuse. Elle l'ignora totalement, elle détestait parler de choses inutiles ou quelconques mais ce fut finalement le bagnard qui s'avança. A côté de lui, elle distinguait une petite forme maigre et fébrile, on l'apercevait mal à cause de l'obscurité nocturne mais un rayon de lune éclairait sa main qui tenait un seau. C'était la petite souillon, la Cosette qui tremblait. Les bras puissants de la Thénardier prirent ses épaules osseuses : 

" Vas donc ailleurs ! Fais quelque chose de tes mains Alouette ! Oiseau de malheur ! " rugit-elle

Jean Valjean écarquilla les yeux en même temps que le monstre, l'un de stupéfaction l'autre de colère. Cosette monta à l'étage. 

" Qu'avez-vous donc à me fixer ?! hurla l'horrible femme. 

- Vous êtes un être de violence. Consentez-vous seulement à continuer ce spectacle de l'horreur sur un être si petit... bredouilla-t-il nullement impressionné.

- Me connaissez-vous cher monsieur, pour juger de l'éducation que je donne à cette enfant ? Je la trouve pour ma part dure, certes, mais constructive. Nous vivons dans un monde qui est lui-même le spectacle de l'horreur. "

Une veine ressortait du crâne de la Thénardier, son cerveau s'échauffait, cet homme l'agaçait fortement. 

" Si le martinet et les coups sont symboles de constructivité et de bienveillance éducative... Je veux bien croire que vous êtes bonne avec elle. "

L'ogresse sentit une pulsion violente la traverser, elle serra les dents. Jean Valjean la regardait profondément, sans bouger, il voyait distinctement la foudre qui naissait en elle. 

" Que faites-vous ici monsieur ? articula-t-elle en essayant difficilement de se contenir.

- Je veux vous acheter Cosette. "

Jean Valjean tendit une bourse, elle était remplie de sous. Elle la prit sans délicatesse. Il comprit alors... pourquoi tant de violence envers un enfant, envers Cosette... En voyant la Thénardier compter une à une les pièces étincelantes, il avait la réponse à sa question. Ce petit être humain sembalit un objet pour elle, une chose sans importance échangeable contre de l'argent. 

" Les objets ne ressentent point la souffrance et ne savent pas qu'elle nous heurte sans pitié. La Thénardier ne sait dont point que ses coups ont un impact ", il s'agissait de la conclusion que Jean Valjean n'aurait jamais pensé faire. 

 

Publié dans ✎Ecrits✎

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chinook 26/05/2014 17:19

Super... Sauf que Valjean ne voulait pas "acheter" cosette mais rembourser les dettes de sa mère....

Perséphone 26/05/2014 18:49

Merci pour cette rectification ^^ Oui c'est vrai je n'ai pas voulu m'enfoncer dans le détail...
Au revoir

kobe 22/05/2014 14:44

Pas mal

Perséphone 03/06/2014 19:58

Merci kobe ! Les commentaires sur mes écrits me sont toujours utiles !
Bonne soirée♥